De fréquence nettement
moindre, elles évoluent sur plusieurs semaines ou mois,
le plus souvent par poussées successives. Il faut cependant
savoir que le syndrome de Guillain-Barré est parfois sujet à
rechute.
Dans le doute, le diagnostic
différentiel est apporté par la biopsie nerveuse,
qui parfois retrouve une étiologie.
NB: plus que de vraies étiologies,
les circonstances prodromiques du syndrome de Guillain-Barré sont
des circonstances étiologiques faisant parler de forme primitive.
a) Les démyélinisations
asymétriques ne sont pas des syndromes de Guillain-Barré
Les affections médullaires
comme une myélite transverse ou une compression, la poliomyélite
(où il n'existe pas d'atteinte de la sensibilité objective)
ou la maladie de Lyme sont asymétriques. Dans ces 2 derniers
cas, la réaction cellulaire inflammatoire est immédiate.
La méningoradiculite de la brucellose peut simuler un syndrome
de Guillain-Barré mais s'y ajoute une participation centrale et
une réaction inflammatoire.
NB: dans
le syndrome de la queue de cheval, les troubles sphinctériens et
l'anesthésie en selle font le diagnostic différentiel.
Les intoxicationsmédicamenteuses
ou professionnelle, les affections malignescancéreuses
ou lymphomateuses, plus spécifiquement la porphyrie intermittente
aiguë où coexistent des douleurs abdominales et des troubles
psychiques (importance des dosages urinaires de l'uroporphyrine III et
du porphobilinogène), et les manifestations neurologiques précoces
de l'infection VIH donnent des tableaux comparables au syndrome de
Guillain-Barré.
c) Le syndrome de Miller-Fisher
Il associe: paralysie de
la musculature oculaire extrinsèque, un ptosis,
une ataxie
avec syndrome cérébelleux, une abolition des réflexes
ostéo-tendineux sans déficit moteur. Les données
des examens complémentaires sont les mêmes que dans le syndrome
de Guillain-Barré. L'évolution est spontanément favorable
en 3 à 6 semaines.