De
très nombreuses études publiées
dans des journaux médicaux internationaux nous
ont clairement apporté la preuve que les traitements que
nous instaurons au profit de nos malades porteurs d’une
pathologie chronique sont efficaces.
Ces données sont en particulier vraies pour les maladies
cardiovasculaires, fréquemment rencontrées
dans notre pratique quotidienne.
Or,
n’oublions pas que l’efficacité de
ces traitements repose avant tout sur... la prise des
médicaments par nos patients ! Le défaut
d’observance peut s’installer au
cours du temps ou d’emblée dès la
première
ordonnance.
Une
récente étude publiée dans
la revue « Circulation » (Circulation
2008; 117(8): 1028-36) réalisée à partir
d’un échantillon de patients ayant présentés
un infarctus du myocarde récent (4 591 patients
d’âge > 65 ans) nous montre en effet qu’à 3
mois 74% des patients respectaient leur ordonnance de
sortie d’hôpital.
Les
facteurs associés au défaut d’observance
sont : l’âge peu avancé, de faibles
revenus, des conseils thérapeutiques insuffisants,
la consultation d’un cardiologue en milieu hospitalier
et une consommation de moins de médicaments avant
l’infarctus. La mortalité à un
an s’est avérée plus élevée en cas de défaut d’observance thérapeutique.
Cette étude
nous rappelle la nécessité d’évaluer
cette observance thérapeutique lors de nos consultations
qui représentent l’occasion de donner à nos
malades une information médicale portant sur les
maladies en générale ainsi que sur les facteurs
de risque cardiovasculaires (hypercholestérolémie
et conseils diététique par exemple).
Très
confraternellement,