1) Les extrasystoles ventriculaires
de l'insuffisance coronaire
Au décours d'un infarctus
du myocarde,
la recherche d'extrasystoles ventriculaires par le Holter ou leur déclenchement
par une épreuve d'effort est systématique. De plus, la présence
de potentiels tardifs est associée à un risque élevé
de trouble du rythme ventriculaire.
Au cours de l'insuffisance
coronaire
chronique, les extrasystoles ventriculaires sont banales
mais doivent être analysées par l'electro-cardiogramme d'effort
et le Holter
Le risque de mort subite est liée à la présence
de critères de gravité, en sachant que la
gravité des lésions ischémiques
est déjà un bon marqueur.
La prescription d'antiarythmique
est liée à une surmortalité mettant en avant
le rôle proarythmogène de ces molécules. Les b-bloquants
sont les traitement les plus intéressants, sans que l'on sache
si c'est leur rôle sur le trouble du rythme (diminution de la stimulation
sympathique),
ou l'impact sur la maladie coronarienne qui est en cause.
2) Les extrasystoles ventriculaires
de l'insuffisance cardiaque
Les remarques faites précédemment
sont aussi valables. Seulement, les b-bloquants ne sont utilisés
que rarement et à petites doses, les digitaliques peuvent eux-mêmes
provoquer des trouble du rythme ventriculaire par intoxication. L'ajustement
d'une hypokaliémie
et de la dose des digitaliques sont les mesures à prendre chez
ces patients.
3) Les extrasystoles ventriculaires
de la myocardiopathie hypertrophique et/ou obstructive
La discussion est la même
mais posée de façon plus aiguë: la mort subite
est en effet une manière de mourir de ces patients. L'étude
électrophysiologique est obligatoire.
4) Les extrasystoles ventriculaires
du prolapsus valvulaire mitral
La discussion tourne sur les
épreuves de déclenchement des trouble du rythme ventriculaires
et la nécessité de recourir à un traitement préventif.