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> Urologie - Néphrologie

SYNDROME NEPHROTIQUE

Définition, Physiopathologie
Circonstances de Découverte et Diagnostic Positif
Diagnostic Etiologique
Traitement, Conclusion





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TRAITEMENT

1) Buts

Il est symptomatique en luttant contre la rétention hydrosodée, et étiologique par induction d'une immunosuppression.

2) Moyens

La restriction sodée.
Le traitement diurétique par antialdostérones et/ou thiazidiques.

La corticothérapie avec un traitement d'attaque de 4 à 6 semaines, à raison d'1mg/kg/j chez l'adulte et de 2mg/kg/j chez l'enfant. Un traitement adjuvant à base de calcium, Vitamine D et Oracilline est systématiquement prescrit.

Le traitement immunosuppresseur par cyclophosphamide, chlorambucil ou azathioprine, voire de ciclosporine en traitement prolongé peut parfois se discuter.

La transplantation rénale est envisagée dans certains cas.

3) Indications

Un régime associant restriction sodée, boisson libre sauf en cas d'hyponatrémie prononcée, et apport calorique et protidique normal est prescrit. Un traitement diurétique est souvent nécessaire, mais nécessite une surveillance rapprochée de la tolérance hémodynamique. Des perfusions d'albumine sont indiquées en cas de collapsus hypovolémique.

La corticothérapie est prescrite en première intention. L'apparition d'une corticodépendance ou d'une cortico-résistance lui fait adjoindre des bolus de corticoïdes (1g/1,73m2 X 3 de Solumédrol) et/ou des immunosuppresseurs. Dans ce dernier cas, la décroissance des doses doit être très progressive. Enfin, après l'échec de ces 2 thérapeutiques, reste la ciclosporine.

En cas d'évolution vers l'insuffisance rénale chronique, la transplantation peut être discutée en sachant que la maladie récidive sur le greffon dans 1/3 des cas.

4) Résultats

L'évolution sous traitement de la néphrose lipoïdique est le plus souvent favorable avec une guérison complète soit d'emblée dans un délai de 10j, soit émaillée de rechutes précoces ou tardives, toujours corticosensibles. Dans les autres cas, il y a persistance ou réapparition de la protéinurie lors de la dégression ou l'arrêt de la corticothérapie: ce sont les formes corti-codépendantes.

Les formes corticorésistantes font craindre une autre étiologie et feront pratiquer une ponction biopsie rénale.

La néphrose lipoïdique a actuellement un pronostic très favorable puisque la guérison est obtenue dans 80 à 90% des cas, quel que soit l'âge. Dans les autres cas, la persistance d'une protéinurie fait craindre une évolution vers l'hypertension artérielle et l'insuffisance rénale chronique.

5) Surveillance

Les traitement étiologiques de la néphrose lipoïdique sont des traitement lourds aux effets adverses nombreux. Nous ne rappellerons pas ceux d'une corticothérapie prolongée. Le cyclophosphamide peut provoquer une cystite hémorragique, une alopécie, l'azathioprine des troubles digestifs. Les immunosuppresseurs ont en commun leur possible toxicité hématologique avec leucopénie et ses complications infectieuses. A terme, ils augmentent les risques de survenue des hémopathies et induisent une stérilité parfois définitive.

CONCLUSION

La survenue d'un syndrome néphrotique doit entraîner une enquête étiologique afin de trouver une cause. Chez l'enfant, cette enquête doit être limitée du fait de la responsabilité très fréquente de la néphrose lipoïdique, maladie primitive. L'enquête est plus développée chez l'adulte, où les néphropathies secondaires sont plus fréquentes.

Dernière modification de cette fiche : 05/11/2007


 Auteur : Equipe Médicale Medinfos

 

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