Au cours des cancers notamment
les carcinomes bronchiques et les adénocarcinomes gastriques,
l'apparition d'une hyperéosinophilie est un élément
de mauvais pronostic, la plupart du temps en rapport avec le développement
d'une métastase. Par contre l'afflux local d'éosinophiles
pourrait témoigner d'une évolution plus favorable.
b) Hyperéosinophilie
et leucémies: la distinction entre leucémie à éosinophiles
et hyperéosinophilie d'accompagnement est souvent difficile
* Dans la leucémie
aigue à éosinophiles, l'hyperéosinophilie est
massive atteignant des valeurs de 1 000 à 5 000/µl, avec
anémie, thrombopénie et basophilie. L'infiltration de nombreux
tissus est possible.
* La leucémie aigue
lymphoblastique est parfois précédée de plusieurs
mois par une hyperéosinophilie isolée. Dans certains cas,
elle devient un marqueur d'évolutivité.
* La Leucémie myéloide
chronique et la polyglobulie primitive s'accompagnent souvent
d'une hyperéosinophilie, signe d'évolutivité de la
maladie.
c) Hyperéosinophilie
et lymphomes
La maladie de Hodgkin,
les lymphomes malins non hodgkiniens, les lymphomes T épidermotropes
et les ATL, l'hyperéosinophilie est souvent associée
à un infiltrat éosinophile intratumoral
2) Hyperéosinophilie
et déficits immunitaires
a) Déficits congénitaux:
rares
* Dans le syndrome de Wiskott-Aldrich,
l'hyperéosinophilie ne représente qu'un élément
accessoire du tableau clinique et biologique.
* Une hyperéosinophilie
avec élévation considérable des immunoglobulines
E (entre 30 et 50 000UI/ml) oriente vers le syndrome d'hyperproduction
d'immunoglobulines E.
* Le syndrome d'Omenn
est une maladie autosomale récessive qui apparaît dans les
premiers mois de la vie.