La pancréatite aigue
est due au blocage d'un calcul vésiculaire dans le sphincter
d'Oddi, avec hypertension canalaire, persistance des sécrétions
exocrines et reflux biliaire. Plus le calcul est petit, plus il a de chance
de migrer, c'est particulièrement vrai en ce qui concerne les microlithiases.
b) Alcoolisme aigu
La pancréatite aigue
est ici secondaire à une ingestion massive et aiguë d'alcool.
c) Autres causes (10%)
- L'hypertriglycéridémie,
quelqu'en soit son type (surtout hypertriglycéridémie
de type V). Le trouble lipidique peut 'masquer' l'hyperamylasémie.
L'alcoolisme chronique est présent dans 90% des cas.
- Dans la grossesse,
le mécanisme de la pancréatite aigue est une lithiase vésiculaire,
ou une hypertriglycéridémie ou une stase biliaire
favorisée par une compression
- Certains médicaments
(furosémide, thiazidiques, sulfamides, oestrogènes, tétracyclines...)
et certaines infections (EBV, Mycoplasma Pneumoniae, virus ourlien)
sont incriminés
- Les pancréatites
aigues post-opératoires s'observent quand il y a eu traumatisme
de la papille ou du pancréas lui-même. On en rapproche les
pancréatites aigues compliquant une sphinctérotomie
endoscopique. Lorsque l'intervention est extra-abdominale, une ischémie
per ou post-opératoire est alors responsable. Les pancréatites
aigues traumatiques sont de pronostic favorable.
- Des cas familiaux
sont décrits avec transmission autosomique dominante. La maladie
débute à l'âge de 10-12 ans. Une anomalie morphologique
comme un pancréas divisum, un cancer de la tête du pancréas
ou une obstruction canalaire par un ascaris
sont des causes exceptionnelles de pancréatite aigue.
Dans 10%
des cas, aucune étiologie n'est retrouvée.