La symptomatologie associe
un syndrome anémique et des signes orientant vers une carence
martiale.
1) Clinique
a) Syndrome anémique
Le syndrome anémique
associe à des degrés variables pâleur/asthénie,
dyspnée d'effort/céphalées, vertiges, acouphènes
et lipothymie. La tolérance d'une anémie dépend
de son importance, de sa rapidité d'installation et de l'âge
du patient: la lenteur d'installation de l'anémie explique la constatation
d'une tolérance parfois grande.
L'examen retrouve inconstamment
une splénomégalie modérée.
Les cheveux sont secs.
Les ongles sont aplatis et cassants. Ils sont parfois déformés
en cupule réalisant une koïlonychie.
Les lèvres sont
fissurées, notamment aux commissures; ce sont les rhagades.
La langue est le siège d'une glossite atrophique.
Un anneau oesophagien de striction porteur d'une muqueuse atrophique
entraîne une dysphagie haute modérée. La conjonction
de ces 3 éléments réalise la triade de Kelly-Patterson.
L'endoscopie haute trouve
une gastrite superficielle ou atrophique dans 80% des cas
3) Par une complication
Les signes d'une insuffisance
artérielle antécédente peuvent être majorés:
angor,
artériopathie des membres inférieurs, insuffisance vasculaire
cérébrale...
De plus, les globules rouges
montrent typiquement une accentuation de leur dépression centrale
due à l'hypochromie: ce sont les leptocytes ou annulocytes dus
à l'hypochromie.
+ Les plaquettes sont augmentées entre 400 et 700G/l.
b) Le bilan ferrique
Actuellement, on pratique
3 mesures: le fer sérique est diminué, la transferrine
augmentée, son coefficient de saturation effondré. Le
taux de ferritine, inutile dans les cas évidents car coûteux,
est diminué.