Il permet au clinicien
d'établir d'abord le diagnostic de spondylarthropathie grâce
à un système de critères actuellement validés,
avant d'envisager celui des particularités de l'affection en cause.
Nous nous proposons d'exposer
ces critères qui affirment le diagnostic si leur score est>6
(seulement en cas de spondylarthropathies chroniques):
A Clinique:
1 Douleurs dorsales ou lombaires nocturnes, ou raideur matinale dans
le même territoire
B Radio:
sacroiliite de stade II si bilatérale ou de stade III si unilatérale
3
C Terrain
génétique: antécédents familiaux de
spondylarthropathie et/ou présence de l'antigène HLAB27
2
D Sensibilité
au traitement: amélioration ou reprise de la symptomatologie
moins de 48h après l'institution ou l'arrêt des Anti-inflammatoires
non stéroidiens
2
* ensuite sur le plan
fondamental car les progrès réalisés dans
l'une des affections se répercutent sur les autres en particulier
sur le plan physiopathologique et thérapeutique. Nous exposons
ci-après les 11 caractéristiques physiopathologiques des
spondylarthropathies:
1 début entre 16 et 26 ans
2 homme>femme
3 enthèse, siège électif de l'inflammation
4 formation d'os ectopique au siège de l'inflammation
5 polynucléaires
neutrophiles dominant dans les sites inflammatoires
6 effet spectaculaire des Anti-inflammatoires non stéroidiens
7 rémissions
prolongées possibles
8 le SIDA aggrave ou déclenche
9 souvent familiales liés aux antigènes d'histocompatibilité
de classe I
10 plus fréquentes dans certains isolats, elles n'affectent pas
la survie
11 rapports étroits avec certains agents infectieux
C'est ainsi que certaines formes frustres d'entérocolopathies
ont été individualisées, que la sulfasalazine
s'est révélée particulièrement efficace
sur les localisations périphériques de certaines formes
évolutives de spondylarthropathies...
- Ainsi regroupées,
les spondylarthropathies représentent un nombre de cas égal
à celui des polyarthrites
rhumatoides.