La goutte se voit chez l'homme
dans 9/10 cas, entre 30 et 50ans et jamais avant la puberté.
Chez la femme, elle survient à la ménopause et l'on assiste
actuellement à une augmentation en rapport avec l'utilisation de
diurétiques*.
C'est le plus souvent une affection
primitive, avec exagération de la synthèse
endogène
de purines dont l'acide urique est le catabolite
ultime. Le mécanisme réside dans diverses anomalies enzymatiques.
L'apport exogène
et la diminution de l'élimination rénale ne jouent qu'un
rôle accessoire ou occasionnel. Mais la goutte peut aussi être
secondaire à d'autres pathologies.
En France,
3% des sujets sont hyperuricémiques alors qu'il existe seulement
0,5% de goutteux.
La goutte aiguë
doit être étudiée séparément de la goutte
chronique.