DIAGNOSTIC
d'un rhumatisme inflammatoire chronique au stade des déformations
et ankyloses: cas le plus simple
1) Diagnostic différentiel
a) Ostéoarthropathie
hypertrophiante pneumique de Pierre Marie
- hippocratisme digital
- hypertrophie en 'baguettes de tambour'
- périostose engainante sur les radiographies
+ rechercher une pathologie pulmonaire, en particulier un cancer bronchopulmonaire
primitif
b) Algodystrophie
- syndrome épaule/main
- blocage de l'épaule
- atteinte de la main: oedème, cyanose...
- absence de syndrome inflammatoire
- ostéoporose radiologique sans atteinte des interlignes
2) Diagnostic étiologique
a) L'arthrose
b) Polyarthrite rhumatoide
- déformations des
doigts en 'coup de vent', carpite...
- positivité du Latex et Waaler-Rose
c) Rhumatisme psoriasique
d) La goutte chronique
tophacée
- antécédents
de crises, hyperuricémie
- tophus sous-cutané caractéristiques
- géodes radiologiques témoignant de tophus articulaires,
et si besoin biopsie d'un tophus sous-cutané.
CONCLUSION
Ainsi le diagnostic d'un rhumatisme
polyarticulaire devient d'autant plus facile que celui-ci est plus ancien
et évolué. Il est cependant évident qu'en dépit
des difficultés, c'est au stade initial qu'il faut le reconnaître
car c'est le meilleur moyen de le traiter efficacement. Dans les premiers
moments d'évolution, le problème principal est d'éliminer
une arthrite septique.