- Réduire le risque de transmission virale
- Diminuer la sévérité des symptômes de l’infection
aigue à VIH
- Limiter la mutation virale, en prenant en compte les résistances au
traitement
- Maintenir un taux satisfaisant de cellules lymphocytaires
- Maintenir la réponse
immunologique au virus VIH
1) traitement préventif
Solution
de désinfection
Efficacité
Eau oxygénée
0,3%
action très rapide
Alcool à 50%
<3'
Eau de Javel 0,1%
15'
Glutaraldéhyde
0,5 à 1%
en 30' à 1h
Chaleur à
56°C (autoclave)
30'
Radiations
inefficace
Publicité
-
ports de gants pour les actes quotidiens à risque
- surblouse et masque pour les explorations invasives
- aiguilles dans le container adéquat
+ déclaration obligatoire
- La prophylaxie post-exposition
doit être débutée le plus tôt possible (avant
24 à 36 heures!) et repose sur:
Ce traitement est généralement
prescrit pour une durée de 4 semaines.
Ce traitement est systématiquement
administré lorsque le sujet source est porteur du VIH, et sera
discuté au cas par cas en fonction de la nature de l’accident
si le statut sérologique du sujet source n’est pas connu.
La bithérapie
est administrée lorsque le sujet VIH source est assymptomatique
ou a une faible virémie, alors que la trithérapie est administrée
lorsque le VIH est symptomatique, au stade SIDA, en séroconversion
aiguë ou avec une haute virémie.
2) Vaccination
Les difficultés d'obtention
d'un vaccin efficace sont:
- la variabilité
génétique du rétrovirus
- régions reconnaissant les anticorps neutralisants mal connues
- absence de modèle animal adéquat
Il convient de mettre à
jour tous le vaccins en sachant que le BCG et la fièvre jaune
sont contre-indiqués
3) traitement curatif antirétroviral
A partir du moment ou ils
sont prescrits et administrés, ces traitements doivent être
régulièrement pris car une mauvaise observance thérapeutique
est responsable de l’apparition de mutation du virus. Une observance
satisfaisante permet de faire disparaître la charge virale (<
50 copies/ml) en 3 à 6 mois.
La diminution de l'antigène
P24, le ralentissement de la dégradation des CD4 voire leur augmentation
dans les premiers mois de traitement dans 1/3 des cas sont les effets
objectifs du traitement.
Ces traitements sont souvent
mal tolérés et portent atteinte à la qualité
de vie.
Les indications du traitement
anti-retroviral sont les suivantes :
- Les patients symptomatiques,
en particuliers ceux qui sont au stade SIDA
- Les patients ayant un taux de CD4 < 200/microl
- Les patients qui ont un taux de CD4 compris entre 200 et 350/microl
mais dont le taux à chuté brutalement (baisse de plus de 100 CD4/microl en
1 an) ou qui ont une charge virale importante (> 100 000 copies/ml)
- Les femmes enceintes, de façon à limiter la transmission
verticale
Le traitement de l’infection à VIH
fait appel à 4
catégories
de médicaments :
- Les inhibiteurs de la transcriptase
reverse nucléotidiques ou
nucléosidiques ;
- Les inhibiteurs de la transcriptase reverse non nucléotidiques ;
- Les inhibiteurs des protéases ;
- Les inhibiteurs des fusions.
Les différents médicaments
de chacune des classes sont représentés
dans le tableau ci-dessous :
Médicaments
(abréviations)
Nom
commercial
Inhibiteurs
de la transcriptase reverse nucléosidique
Abacavir
(ABC)
Ziagen®
Didanosine
(ddI)
Videx®,
Videx®
Emtricitabine
(FTC)
Emtriva®
Lamivudine
(3TC)
Epivir®
Stavudine
(d4T)
Zerit®
Tenofovir
(TDF)
Viread®*
Zalcitabine
(ddC)
Hivid®
Zidovudine
(ZDV, AZT)
Retrovir®
Inhibiteurs
de la transcriptase reverse non nucléosidique
Delavirdine
(DLV)
Rescriptor®
Efavirenz
(EFV)
Sustiva®
Nevirapine
(NVP)
Viramune®
Inhibiteur
des proteases
Amprenavir
(APV)
Agenerase®
Atazanavir
(ATV)
Reyataz®
Darunavir
(DRV)
Prezista®
Fosamprenavir
(FPV)
Lexiva®
Indinavir
(IDV)
Crixivan®
Lopinavir/ritonavir
(LPV/r)
Kaletra®
Nelfinavir
(NFV)
Viracept®
Ritonavir
(RTV)
Norvir®
Saquinavir
(SQV)
Fortovase®,
Invirase®
Tipranavir
(TPV)
Aptivus®
Inhibiteurs
de fusion
Enfuvirtide
(T-20)
Fuzeon®
Combinaisons
à dose fixe
Zidovudine+Lamivudine
Combivir®
Zidovudine+Lamivudine+Abacavir
Trizivir®
Lamivudine+Abacavir
Epzicom®
Emtricitabine+Tenofovir
Truvada®
Le schéma actuellement
recommandé pour le traitement est
le suivant :
- 2 traitements inhibiteurs
de la transcriptase reverse nucleosidique + efavirenz (Sustiva)
OU
- 2 traitements inhibiteurs
de la transcriptase reverse nucleosidique + inhibiteur des protéases
(lopinavir, atazanavir, fosamprenavir ou saquinavir).
Les associations de traitements
inhibiteurs de la transcriptase reverse nucleosidique proposés
sont :
- Tenofovir et Emtricitabine
- Delavirdine et Lamivudine
- Abacavir et Lamivudine
Ci-dessous figurent les traitements
les plus souvent prescrits :
a) La zidovudine (Rétrovir)
Les indications sont un nombre
de CD4<200/mm3, ou >mais accompagné de signes cliniques ou
biologiques d'activité.
Une posologie quotidienne de
500mg est aussi efficace qu'une dose plus importante pour des effets secondaires
moindres.
Ceux-ci sont surtout hématologiques
apparaissant plus fréquemment lors de l'association avec la pyriméthamine:
anémiemégaloblastiquearégénérative,
leuconeutropénie nécessitant un ajustement de la posologie.
Augmentation des CPK et pigmentation des ongles sont aussi possibles.
Après une augmentation
transitoire des lymphocytes
T4, ils se mettent à baisser à partir du 6° mois:
il apparaît effectivement une résistance à
la zidovudine.
Un autre inhibiteur de la
transcriptase reverse peut être proposé : l’efavirenz.
b) La lamivudine (3TC)
Ce produit est administré
à la posologie de 300 mg/jour. Il fait également parti de
la famille des inhibiteurs nucléosidiques.
Le principal médicament
de cette classe est l’indinavir, prescrit à
la dose de 2400 mg en 3 prises. D’autres molécules telles
que l’atazanavir, le fosamprenavir, le lopinavir, le ritonavir
ou encore la saquinavir peuvent être utilisées.
4) Indications
Ces traitements anti-rétroviraux
sont prescrits dans les cas suivants:
- Au stade SIDA, quelque soit
le taux de CD4
- En fonction du taux de CD4 :
Si CD4 < 200/mm3, le traitement
est indiqué
Si CD4 entre 200 et 350/mm3 : pas de consensus clair, mais dépend
de la charge virale
Si CD4 > 350/mm3 : absence de traitement
5) Surveillance du
traitement
Il est capital de garder à l’esprit
que les buts du traitement sont :
De diminuer la réplication
virale qui doit être inférieure à 50
copies/ml
Améliorer la qualité de
vie
Préserver les options thérapeutiques
futures
Restaurer la fonction immunitaire.
La surveillance est essentiellement:
- Métabolique :
surveillance du métabolisme glycémique et lipidique, de
l’hyperlactacidémie responsable de l’apparition d’une
acidose lactique (responsable d’une mortalité de 50%), apparition
d’une lipodystrophie (redistribution des graisses), atteinte hépatique.
- Surveillance clinique,
basée sur l’interrogatoire visant à estimer l’adhésion
au traitement et sa tolérance, mais aussi sur un examen clinique
complet.
- Biologique :
Le bilan viro-immunologique repose sur le dosage de CD4 et de la charge
virale.
- Information du patient
atteint du VIH:
Sur son traitement
La transmission par voie sexuelle
Exclusion des dons de sang
Une prise en charge psychiatrique est souvent nécessaire (risque
de suicide ++++)
- Recherche d’infection
à toxoplasma (toxoplasmose)
Si les sérologies sont
négatives (20% de la population), des mesures d’hygiène
s’imposent.
En ce qui concerne le traitement
prophylactique du VIH, après exposition au virus, un bilan biologique
est prescrit après deux semaines de traitement, basé sur :
ASAT, ALAT, ionogramme sanguin, urée, créatinine, glycémie.
Chez les patients sous indinavir,
ce bilan sera complété par des examens urinaires (cristallurie,
hématurie).
Les sérologies VIH seront
réalisées initialement puis à 3, 6, et éventuellement
9 mois.
Si des signes cliniques suspects
apparaissent, un dosage de l’antigénémie P24 et de
la virémie doivent être réalisés.