Gravité
clinique rejoignant EVOLUTION et PRONOSTIC
La mise
en route du traitement ne doit pas faire relâcher la surveillance
des 24 à 48 premières heures, du fait de complications évolutives.
Elles imposent un traitement symptomatique en réanimation:
a) Complications
hémodynamiques précoces
Elles sont le fait d'une septicémie
accompagnant surtout les méningites à Méningocoque
et Pneumocoque chez les aspléniques. Un collapsus confinant parfois
au choc septique avec CIVD est possible.
b) Complications neurologiques
précoces
* La souffrance encéphalique
diffuse peuvent se traduire par des troubles de vigilance, des
convulsions, troubles neuro-végétatifs en premier lieu
respiratoires, puis tensionnels et d'hyperthermie rebelle. Ils traduisent
un certain degré d'oedème cérébral
et doivent faire restreindre le remplissage volémique comportant
du mannitol.
* Les méningites
à pneumocoque peuvent se compliquer d'une souffrance
encéphalique focale avec évolution irrémédiablement
fatale: déficit localisé, asymétrie du tonus ou
des réflexes, crise bravais-jacksonienne, hémianopsie latérale
homonyme, mydriaseunilatérale, aphasie. Ces troubles imposent
un electro-encéphalogramme et un scanner:
- Une encéphalite
présuppurative ouune thrombophlébite cérébrale
sont traitées médicalement.
- Un abcès ou
un empyème sous-dural peuvent nécessiter une intervention.
Au-delà,
l'évolution peut aussi être défavorable:
a') Les évolutions
défavorables du fait d'une inefficacité de l'antibiothérapie
- Le traitement peut être
inadapté au germe. Le cas le plus classique est l'haemophilus
influenzae producteur de beta-lactamase traité par ampicilline.
L'adaptation thérapeutique est dictée par les résultats
des prélèvements.
- L'antibiothérapie
peut mal diffuser dans les méninges. Une substitution ou
une association au chloramphénicol peut être indiquée.
+ Un foyer primitif persistant
peut enfin être la cause d'une évolution défavorable.
b') Les évolutions
compliquées
Elles sont facilement démontrées
par le scanner montrant une dilatation ventriculaire secondaire à
une arachnoïditeavec blocage manométrique, ou
un hématome sous dural, complication propre à l'enfant.
Dans l'ensemble,
la mortalité des méningites purulentes est de 30%.