Les fièvres répondant
à la définition représentent 2 à 5% des
patients admis pour fièvre à l'hôpital, et 10
à 50% de ceux admis pour fièvre inexpliquée.
Il nous faut exposer les grands
groupes étiologiques et leur fréquence car la rentabilité
diagnostic de l'exploration est largement en rapport:
infections
(urgence diagnostic)
causes
malignes
maladies
systémiques
maladies
granulomateuses
33%
20%
10%
4%
Les maladies ne pouvant être
intégrées dans ces cadres sont plus rares:
fièvres
médi- camenteuse
fièvres
factices auto-induites
dysrégulations
thermiques autonomes
maladies
diverses
1
à 2%
2%
(psy+++)
1%
(lié à l'activité diurne)
10%
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En l'absence d'orientation clinique,
les examens paracliniques doivent être hiérarchisés,
par exemple en 4 vagues successives.
Leur interprétation
est souvent difficile et l'on doit donc utiliser les tests les plus
sensibles au départ, quitte à confirmer une positivité
par des examens plus spécifiques par la suite.
De ce point de vue, étant
donné la la liste des étiologies, la probabilité
de chaque maladie reste faible: l'application de tels tests implique donc
nécessairement un nombre non-négligeable de faux négatifs.
Dans 15
à 25% des cas, la fièvre reste sans diagnostic.
3 grandes
règles doivent être respectées dans l'enquête
diagnostic:
- privilégier la
recherche d'une forme atypique de maladie courante plutôt que celle
d'une forme typique de maladie rare.
- même si la recherche
d'une affection unique causale est la règle, il ne faut pas négliger
les associations morbides en particulier chez le sujet âgé.
- chercher en priorité
les diagnostics débouchant sur une thérapeutique curative
ou au moins accessible à un traitement.