Il faut éliminer
une hépatite alcoolique non cirrhotique au pronostic totalement
différent. La biopsie est l'examen à pratiquer.
2) Lorsque le contexte alcoolique
n'est pas évident
Dans ce cas, il faut éliminer
une cirrhose non-alcoolique: post-hépatitique
B, C, médicaments ou auto-immune, biliaire primitive ou
secondaire, ou métabolique comme l'hémochromatose
et la maladie de Wilson. Nous en discuterons plus loin dans le chapitre
consacré aux 'hépatites chroniques et cirrhoses "non-alcooliques".
Le diagnostic différentiel
entre cirrhose alcoolique et cirrhose post-hépatitique C est particulièrement
difficile:
- la 1° peut s'accompagner
d'une fausse positivité des anticorps anti-virus de l'hépatite
C en cas de forte hypergglobulinémie.
- la 2° peut s'accompagner
dans 20% des cas d'une fausse négativité sérologique.
On doit de toute façon s'enquérir des facteurs de contage
pour ce virus.
DIAGNOSTIC
DE GRAVITE et PRONOSTIC
Au diagnostic, la gravité
est liée à l'importance de l'insuffisance hépato-cellulaire
et l'existence d'une complication. Les scores de Child et de Child-Pugh
permettent de catégoriser les patients en 3 groupes au pronostic
différents selon le degré d'insuffisance hépato-cellulaire.
Par la suite, le pronostic
est directement lié à la poursuite de l'intoxication qui
détermine l'apparition des complications.