Aucun argument clinique ne
permet de dire qu'il s'agit d'un purpura thrombopénique idiopathique.
L'interrogatoire doit exclure toute prise médicamenteuse
susceptible d'induire une thrombopénie immuno-allergique.
2) Biologie 'standard'
La numération formule plaquette montre de façon caractéristique une T isolée<50
000/µl la plupart du temps. L'anisocytose plaquettaire est
due à la présence de grandes plaquettes. Il peut cependant
exister un certain degré d'anémie fonction de l'importance
des manifestations hémorragiques.
Le bilan d'hémostase
est normal: en particulier, il n'y a pas de CIVD. N'oublions pas le groupage sanguin avec recherche d'agglutinines
irrégulières à titre préventif.
3) Le diagnostic de purpura
thrombopénique idiopathique
Le myélogramme
est riche en mégacaryocytes sans atteinte des autres lignées:
il s'agit bien d'une thrombopénie périphérique.
Si elle était pratiquée,
la scintigraphie aux plaquettes marquée à l'Indium111
montrerait la destruction plaquettaire excessive de siège splénique.
Plus intéressante est
la mise en évidence dans 80% des cas de l'excès d'anticorps
(correspondant aux auto-anticorps):
+ le plus souvent de façon
directe sur la surface plaquettaire par Coombs radioactif plaquettaire,
test de consommation d'antiglobuline, Immonofluorescence (IF) ou ELISA.
- parfois aussi de façon
indirecte dans le sérum du patient.
D'autres anomalies auto-immunes
peuvent être détectées si on prend la peine de les
chercher: Coombs érythrocytaire positif, anticorps antinucléaires
et anti-ADN
natifà titre élevé...