Chez la femme, il s'agit
du classique tableau aménorrhée/galactorrhée.
La galactorrhée seule n'a pas de valeur diagnostique mais une simple
valeur d'orientation car l'imprégnation oestrogénique du
sein joue aussi un rôle. Le déficit oestrogénique
secondaire à l'hyperprolactinemie peut la faire disparaître
secondairement.
Chez l'homme, il s'agit
d'une baisse de la libido et/ou d'une impuissance. Ici,
l'hyperprolactinemie n'est pas directement responsable de l'infertilité.
Il n'y a pas
de signes généraux, ni de signes d'examen.
2) Atypiques
Une simpleperturbation
des règles, des irrégularités menstruelles, une spanioménorrhée,
une anovulation (courbe de T°C plate et taux nul de progestérone;
ici l'hyperprolactinemie entraîne une diminution de fréquence
des pulses de LHRH) peuvent être les motifs de consultations menant
au diagnostic d'hyperprolactinemie. 15 à 20% des patientes présentant
une aménorrhée
secondaire ont un taux élevé de prolactine.
Avant la puberté, une
aménorrhée
primaire ou un impubérisme amènent à
consulter.
3) Par une complication
La survenue d'une hémianopsie
bitemporale*, souvent révélatrice, attire l'attention
sur une pathologie de la selle turcique. Des céphalées
accompagnatrices avec irradiation occipitale sont alors fréquentes.
Une hypertension intra-cranienne
ou une épilepsie temporale est possible en cas de tumeur
très volumineuse.